Charles Perrault

Charles Perrault né le 12 Janvier 1628 à Paris où il est mort le 16 Mai 1703.

Est un homme de letters français, célèbre pour ses “Contes de ma mère l’Oye“.

Auteur de textes religieux, chef de file de Modernes dans la Querelle des Anciens et des Modernes, Charles Perrault est l’un des grands auteurs du xviie siècle siècle.

Charles Perrault Biographie: Écrivain Français (Paris 1628-Paris 1703).

Partisan des Modernes dans la querelle qui les opposait aux Anciens, Charles Perrault se rendit célèbre grâce à ses Contes : en faisant se rencontrer la tradition orale et l’écriture mondaine et lettrée, il permit au conte de devenir un genre littéraire à part entière.

Le Chef de File des Modernes

Issu d’une famille de la haute bourgeoisie imprégnée de jansénisme, Charles Perrault est le dernier de quatre frères, et le jumeau d’un cinquième qui ne survit pas. Il entre dans la vie littéraire par la satire, écrivant avec ses frères Nicolas (1611-1661) – théologien janséniste – et Claude – médecin, physicien et architecte –, un pastiche du vie livre de l’Énéide de Virgile, l’Énéide burlesque (1648), ainsi qu’un poème, les Murs de Troie ou l’Origine du burlesque (1649), où il prend déjà position contre le culte de l’Antiquité. Après de brillantes études, il devient avocat en 1651, avant d’abandonner le barreau deux ans plus tard pour entrer au service de son frère Pierre (1608-1680), dont la charge de financier entretient la famille. Il fréquente alors la cour. Devenu premier commis de Colbert, il est nommé en 1663 secrétaire de la Petite Académie (la future Académie des inscriptions et belles-lettres) et, en 1665, promu contrôleur général de la surintendance des Bâtiments du roi. Jusqu’en 1683, date de la mort de Colbert – après laquelle il tombera en disgrâce à la cour –, il travaillera à établir une tutelle d’État sur les œuvres littéraires et artistiques.

En 1671, Perrault est élu à l’Académie française. Dès lors, il en devient un membre fort influent. En 1686, il compose Saint Paulin, évêque de Nole, une épopée chrétienne. Le 27 janvier de l’année suivante, la lecture à l’Académie de son poème le Siècle de Louis le Grand – siècle dont l’auteur fait une étape décisive dans l’histoire de l’humanité – lance la querelle des Anciens et des Modernes. Entraîné dans une longue polémique (évoquée dans Mémoires de ma vie, posthume, 1755), en particulier avec Boileau et Racine et qui le tournent en ridicule, Perrault publie les quatre parties du Parallèle des Anciens et des Modernes (1688-1697). L’ouvrage traite de la supériorité des Modernes – les écrivains et les artistes du siècle de Louis XIV – sur les Anciens, et ce, dans les arts, les sciences, l’éloquence, la poésie, les techniques, la philosophie et la musique. Il poursuit sa démonstration avec les quatre volumes des Hommes illustres qui ont paru en France pendant ce siècle, avec leurs portraits au naturel (1696-1700).

Le père des Contes:

En 1697, les Histoires ou Contes du temps passé – ouvrage paru avec, en frontispice, « Contes de ma mère l’Oye » – rencontrent un éclatant succès. Qui ne connaît aujourd’hui Barbe-Bleue, mari sanguinaire, le Petit Chaperon rouge, qui se promène dans les bois sans se méfier du loup, la Belle au bois dormant, que seul l’amour du prince charmant peut réveiller, Peau d’âne, qui doit échapper à l’amour incestueux de son père, ou le Chat botté, image et symbole de ce que peut la ruse pour l’ascension sociale ? La rencontre de la littérature orale traditionnelle, archaïque et « naïve », et de l’écriture mondaine et lettrée – combinée au didactisme moral (craintes ancestrales, violence, sexualité, que les adaptations animées des studios Walt Disney édulcoreront) – fait de ce recueil une des œuvres les plus populaires et les plus énigmatiques de la littérature française. La cruauté, l’effroi, le merveilleux, la familiarité et la malice y sont savamment dosés, grâce à une technique du récit qui privilégie l’évocation sur la démonstration, en rendant quotidien le fantastique.

Gustave Doré, illustration pour Barbe-Bleue
Gustave Doré, illustration pour Barbe-Bleue

Classiques par leur élaboration formelle, par leurs préoccupations pédagogiques et par leur orientation rationaliste, baroques par leurs thèmes merveilleux, par leur art de l’implicite et de l’ironie (permettant ambiguïté et doubles lectures), les Contes apparaissent comme une parfaite illustration de la théorie de la « modernité » professée par leur auteur : la tradition orale contre l’imitation de l’antique. Ils portent également à son apogée le genre du conte de fées, alors en vogue à la fin du xviie siècle. En 1976, le psychanalyste Bruno Bettelheim verra dans ce genre littéraire un moyen d’atteindre les couches obscures de l’inconscient (Psychanalyse des contes de fées). Enfin, le succès des Contes dans les programmes scolaires a été et reste aussi grand que celui des Fables de La Fontaine.

ENCICLOPÉDIE LAROUSSE EN LIGNE.

 

 

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